Étiquette : Faustin Archange Touadera

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A REHAUSSE DE SA PRÉSENCE A LA CÉRÉMONIE DE L’INAUGURATION DE L’USINE DE PRODUCTION D’EAU MINÉRALE ET DE BOISSONS SUCRÉES

Le 16 Mai 2017

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange Touadera a honoré de sa présence à la cérémonie de l’inauguration de l’usine de production d’eau minérale et des boissons sucrées du groupe industriel GIBA, société agro-alimentaire du droit centrafricain. Le Président de la République a voulu marquer sa présence à cette cérémonie groupe pour exprimer son soutien à l’initiative des acteurs économiques qui œuvrent pour l’amélioration des conditions de vie du peuple centrafricain. Pour le Directeur général du groupe GIBA, la présence du Président de la République à cette cérémonie témoigne à suffisance la volonté du gouvernement d'encourager les opérateurs économiques à s’investir pleinement et à contribuer à la relance socio-économique du pays à travers la mise en valeur de ses ressources naturelles. Il a par ailleurs réitéré l’engagement de son groupe à participer au développement socio-économique de la RCA à travers les investissements colossaux et la création des emplois pour lutter contre le chômage des jeunes. Le groupe Giba qui était hier actif dans le commerce entend désormais se lancer dans l’industrie et dans un futur proche dans l’hôtellerie et les soins de santé. Le Ministre du Commerce et de l'Industrie M. Come Hassane, a dans son discours de circonstance affirmé que cette cérémonie coïncide avec la volonté du gouvernement de relancer l’économie du pays. Notons que les autorités s’activent dans la préparation du forum des investisseurs. Come Hassan a rassuré le groupe GIBA du soutien indéfectible du gouvernement à l’accompagner dans cette charge qui consiste à fournir de l’eau et des boissons

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A POSE LA 1ère PIERRE DE DE CONSTRUCTION DU CENTRE NATIONAL D’HÉMODIALYSE ET DU CENTRE NATIONAL D’IMAGERIE MÉDICALE DE BANGUI

Bangui le 16 Mai 2017

Le Président de la République a honoré de sa présence à la cérémonie de pose de la première pierre de la construction de deux centres à savoir: une unité complète d’hémodialyse et d’une unité d’imagerie médicale en Centrafrique. Cette cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du centre hospitalier universitaire de Bangui en présence du Premier ministre Chef du gouvernement, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, de plusieurs ministres dont le Ministre du Plan et de l’économie M. Félix Moloua et Mme Fernande Djengbo Ministre de la santé . A noter également la présence du Gouverneur de la BAD. La construction de ces deux centres, la première dans le pays témoigne la détermination du Président Touadera pour la recherche des voies et moyens adéquats afin de soulager les souffrances des centrafricains dans ce domaine très crucial de la santé publique. Pour la Directrice du Centre hospitalier Universitaire de Bangui, la construction de ces deux centres donnera ainsi la possibilité au pays de se doter de deux nouveaux services à savoir : le service de néphrologie capable de réaliser l’hémodialyse et le service d’imagerie pour réaliser dans un premier temps le scanner et ultérieurement l’imagerie par résonance magnétique(IRM). Elle a par ailleurs saisi cette occasion pour porter à la connaissance du Chef de l’État qu'il y a encore d' autres défis majeurs à relever. Le Ministre du Plan et de l’Économie a dans son allocution de circonstance affirmé que la construction de ces centres revêt d’une signification particulière dans le domaine de la santé dans le pays. Il a par ailleurs estimé le cout du projet financé par la BAD à hauteur de 1,5 milliards de FCA. Les travaux de construction de ces centres seront réalisés par le groupe Inter médical France et Numelec Cameroun. Ce groupe a une quinzaine d’expérience dans la réalisation des projets similaires, notamment avec la construction de 10 centres d’imagerie et de 10 centres d’hémodialyse au Cameroun. Notons que le délai d’exécution de ces travaux est fixé à 6 mois maximum. Ce projet permettra à terme à l’État centrafricain de préserver de nombreuses vies et de faire des économies sur les évacuations sanitaires qui étaient systématiques. D'ici 6 mois tous les malades centrafricains bénéficieront de ces services sans discrimination.

DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CHEF DE L’ÉTAT RELATIVE A LA SITUATION DE BANGASSOU

Bangui, le 14 mai 2017

• Centrafricaines, • Centrafricains, • Mes Chers Compatriotes, La République Centrafricaine vient, une fois de plus, de connaitre un drame humain avec de nombreux décès survenus dans la localité de Bangassou imputables aux hommes sans foi ni loi qui détiennent encore les armes, en dépit des multiples appels que j’ai lancés en direction des différents groupes armés leur exigeant l’arrêt des violences sur les paisibles populations civiles et l’interdiction de poursuivre des hostilités entre eux. C’est avec tristesse et colère que je m’adresse à vous, peuple centrafricain, à mon retour d’une visite de travail et d’amitié que je viens d’effectuer en Israël pour redynamiser notre coopération bilatérale dans les domaines d’intérêts mutuellement bénéfiques tels que la santé, l’enseignement technique, professionnel et supérieur, les nouvelles technologies, l’énergie et l’eau ainsi que l’important domaine de l’agriculture. Pendant que je me trouvais encore à l’extérieur du pays, de graves crimes ont été commis dans l’est du pays, notamment à Alindao, Bangassou et ses environs, après des actes aussi malheureux commis récemment à Nyem Nyelowa dans la préfecture de la Nana Mambere.

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Des centrafricains sont morts à Bangassou, d’autres ont fui et sont rentrés en brousse, des soldats de maintien de la paix de la MINUSCA sont morts alors qu’ils sont venus porter assistance au pays, le tout par la volonté des hommes violents qui détiennent encore les armes et qui ne veulent pas le retour à la paix et à la stabilité. Par cette déclaration, je condamne avec la dernière énergie ces actes criminels et odieux qui sont contraires à la volonté du Peuple Centrafricain. Le Peuple Centrafricain aspire à la paix, rien qu’à la paix pour assurer le développement du pays. Mais, qui sont ceux-là qui veulent perpétuer l’insécurité et l’instabilité ? Je le sais, des bandes armées se battent pour le contrôle des richesses dans cette partie du pays alors qu’elles ont été réduites au centre. Elles se battent et se positionnent pour le contrôle des zones minières et organiser le vol du bétail des éleveurs. Pour ces motifs, elles donnent la mort sans pitié, sans foi ni respect de la vie humaine. Jusqu’où veulent-elles aller ? Pourtant, j’avais demandé très récemment aux différentes factions rebelles, lors de l’ouverture de la 4ème Réunion du Comité Consultatif du DDRR, de cesser les hostilités entre elles, d’arrêter le pillage des ressources du pays et d’intégrer cet important programme qu’est le DDRR. Des élections démocratiques ont eu lieu. Le Peuple Centrafricain a fait le choix de la légitimité et aspire au développement économique et social. Il ne nous reste plus qu’à travailler ardemment pour donner au peuple des routes, des écoles, des hôpitaux, de l’eau potable, de l’électricité, des conditions d’une reprise du travail agricole etc… Il s’agit là, des questions essentielles qui sont au centre de nos préoccupations du moment en plus de de l’épineux problème de la paix et la sécurité et pour lesquels nous nous employons déjà. Mais, pourquoi nous contraindre à la violence pour nous détourner de ces objectifs ? Ma vision, je le redis, n’est pas de faire la guerre, mais de rechercher par des moyens pacifiques les solutions adaptées aux préoccupations de ceux qui, entretemps, ont pris les armes. D’aucuns m’ont reproché cette démarche et ont proposé que des moyens militaires soient utilisés pour rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. Au-delà de simples mots et volontés, le pragmatisme nous impose plus de prudence dans cette option guerrière vu que notre armée est en pleine restructuration et manque de moyens matériels pour se déployer. Nous travaillons depuis sur la remise à niveau des forces armées centrafricaines et sa dotation en logistique, et je suis confiant qu’on parviendra à déployer l’armée aux côtés des populations dans les mois à venir. Les factures macabres que nous continuons de payer relèvent de cette période inévitable de préparation et d’organisation. • Centrafricaines, • Centrafricains, • Mes chers compatriotes, Les représentants des groupes armés que j’avais reçus en marge de la 4ème réunion du Comité Consultatif du DDR m’avaient fait la promesse de respecter mon appel au retour de la paix après que je leur ai expliqué la nécessité de déposer les armes et de reconstruire la paix. Le drame qui vient de se produire menace la dynamique créée sous peu et m’amène à poser la question de savoir qu’est ce qui se passe encore ? J’en appelle aux principaux responsables des différents groupes armés pour qu’ils arrêtent ces violences aveugles et injustifiées qu’ils perpétuent car rien, absolument rien ne justifie cet entêtement à vouloir maintenir coûte que coûte le pays dans le désordre. Il est indubitable que la poursuite de la violence les expose à la justice qui sera très sévère à leur endroit étant donné la gravité des crimes et leurs proportions. Par ailleurs, l’atteinte portée aux soldats de la paix de la MINUSCA constitue des crimes graves dont ils répondront devant les juridictions nationales et internationales. Je me rendrai, dans les jours à venir, à Bangassou pour apporter tout mon soutien aux populations meurtries de cette partie du pays, innocemment victimes de ces actes de barbarie. La République Centrafricaine ne sera jamais, je dis bien jamais, abandonnée entre les mains de semeurs de la mort que sont ceux des groupes armés qui résistent à tout processus de paix. Je présente, encore une fois, mes condoléances aux familles éprouvées et à la MINUSCA pour la perte de ses hommes. Le Gouvernement mettra tout en œuvre pour poursuivre et conduire à terme le processus du DDRR, nécessaire au retour de la paix et de la stabilité. Vive la République !

LA RCA ET L’ÉTAT D’ISRAËL PROMETTENT DE REDYNAMISER LEUR COOPÉRATION

Le Président de la République vient d’effectuer une mission de travail et d’amitié à Jérusalem en Israël. Cette visite a permis de « redynamiser notre coopération bilatérale dans les domaines d’intérêts mutuellement bénéfiques tels que la santé, l’enseignement technique, professionnel et supérieur, les nouvelles technologies, l’énergie et l’eau ainsi que l’important domaine de l’agriculture » selon le Président Touadera. Le déplacement d’Israël vient à point nommé quand on sait que depuis 1988 les relations diplomatiques entre la RCA et l’État Hébreux sont au point mort. Qualifiée par les autorités israéliennes de visite historique, cette expédition a permis au Président Touadera d'échanger avec le Président de l'Etat d'Israël M. Reuven Rivlin, d’avoir un tête à tête avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou et d’effectuer des déjeuners de travail avec les ministres israéliens des Affaires Étrangères, de la Santé, de la Coopération et des Nouvelles technologies. En outre il est important de préciser que le ¨Président Touadera a visité plusieurs monuments historiques de L’État Hébreux. Le Chef d’État a visité le Mémorial de Yad Vashem consacré à la tragédie juive. Il a effectué une visite à l’hôpital de Hadassah situé au nord-ouest de Jérusalem et s’est rendu dans la ville de Netanya où il a visité plusieurs fermes agricoles. Le Président Touadera a planté un arbre au nom de la RCA dans le Grove of nation et devient après cet acte, le 91è Chef d’Etat à réaliser cet exercice qui symbolise la paix, la coopération et l’amitié. Cette visite d’État a fini par avoir un caractère spirituel puisque le président Touadera et sa suite ont visité le Mont du Temple musulman, les Murs des Lamentations, l’Eglise du Saint Sépulcre et l’Église Baptiste Évangélique de Jérusalem. Le Président Touadera est rentré à Bangui hier en début d'après midi.

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